Après un second départ et un « reformatage de cerveau » plus tard, retrouvez l’ensemble des actualités de Fabrice Amedeo, chaque vendredi.
Deuxième semaine / #2SEMAINEDUVDG
Tous les vendredis, retrouvez le résumé des aventures autour du monde de notre Navigateur Fabrice Amedeo.
La journée fut marquée par une extrême rigueur et beaucoup de concentration à bord de l’IMOCA pour passer la dépression tropicale Thêta à l’ouest de Madère. Heureusement, celle-ci était moindre que lorsque la tête de flotte l’a rencontrée au large des Açores. Fabrice a croisé les fichiers météos de tous les continents et a su resté très vigilant.
Je sais qu’une belle journée me fera renouer avec ce sentiment d’osmose avec ma machine et les éléments qui tardent à se mettre en place du fait de ce début de course si particulier.
Notre navigateur est passé au près de la latitude de Madère et a fait un point sur son début d’aventure : « j’accuse aujourd’hui 5 journées de retard sur la tête de flotte. Je suis reparti avec 2,5 jours de retard il y a une semaine donc la météo m’a fait prendre à nouveau 2,5 jours dans la vue ... en 7 jours. »
Fabrice ne perd pas espoir de rattraper les autres concurrents et nous laisse un message :
L’ambiance à bord est plutôt bonne et le monocoque filait à plus de 15 nœuds, plein sud !
L’occasion pour Fabrice Amedeo de se fixer de nouveaux objectifs tels que revenir sur les vieux bateaux, suite aux imprévus de ce début de Vendée Globe. Entre musique et performance, notre navigateur a confiait être sur une course de la résilience.
« Je suis parti assez ambitieux, en m’imaginant me battre dans un groupe de bateaux à foils et là ça n’en prend pas du tout le chemin. J’ai aussi quelques soucis à bord donc je ne vais pas attaquer, je vais plutôt naviguer prudemment. »
Le vent était soutenu et une mer très formée poussait le bateau à près de 30 nœuds. Dans ces conditions extrêmes, Fabrice doit sans cesse me tenir et vit à quatre pattes.
« Je profite de chaque instant d’être en mer et en course tel un rescapé. »
Sur le Vendée Globe, les statistiques sont décourageantes : environ 50% d’abandon depuis sa première édition en 1989. Maintenant loin de la dynamique négative rencontrée par Fabrice le faisant passer à côté de la panne de trop et du couperet fatal, chaque journée qui passe est donc une de plus sur dans cette aventure.
« Je reprends peu à peu le fil des choses et le fil de mon parcours. »